Les troubles du sommeil chez l'enfant - psy spécialiste Nancy - Valerie FIGURA

Dernière mise à jour : 5 juil.

Difficultés d'endormissement, réveils nocturnes, crises pour se coucher, cauchemars, pleurs la nuit... Les troubles du sommeil chez les enfants sont multiples et très fréquents, pourtant il existe des méthodes pour agir efficacement pour peu qu'elles soient correctement appliquées.



Beaucoup d'enjeux se jouent entre parents et enfants dans leur relation avec le sommeil. Le moment du coucher peut devenir un moment d'angoisse tant pour l'enfant que pour les parents. Le chantage, les punitions, le choix de dormir avec son enfant pour le calmer et trouver un semblant de paix, ne sont ni des solutions efficaces ni pérennes. Le manque de sommeil se répercute sur le cerveau, et va se traduire par de la somnolence le jour, un manque de concentration et une irritabilité. Donner l'envie à son enfant de s'endormir seul et de faire du coucher un moment agréable est un bon apprentissage à l'autonomie. Raison de plus d'un coucher serein : L'enfant qui se réveille la nuit va rechercher les mêmes conditions d'endormissement que la veille, autant dire que s'il s'est endormi avec ses parents, c'est ce qu'il recherchera au beau milieu de la nuit.


Que vit l'enfant actuellement ?

En premier lieu, il est important d'écarter auprès de son médecin toute problématique physiologique qui viendrait perturber le sommeil de votre enfant. Celle-ci écartée il est nécessaire d'évaluer ce que vit l'enfant : A-t-il subit un traumatisme ? Vit-il une période difficile (déménagement, arrivée d'un petit frère ou d'une petite sœur, séparation des parents...?), Depuis combien de temps son sommeil est-il perturbé ? a-t-il toujours mal dormi ? A-t-il pris de mauvaises habitudes ? Tous ces éléments vont permettre d'adopter la prise en charge la plus adaptée à la situation de votre enfant.


Le besoin d'être compris

L'endormissement en lui-même nécessite un lâcher prise et pour accompagner son enfant il est nécessaire de raisonner en termes de besoin. L'enfant a besoin d'une écoute attentive et empathique sur ce qu'il ressent. Il est important qu'il se sente respecté dans son sentiment (de la peur du noir par exemple), ne pas hésitez à lui demander "qu'est ce que tu ressens ?" sans trouver les réponses à sa place pour ne pas l'influencer. Son cerveau émotionnel (cerveau limbique) est encore immature, il ne peut donc gérer ses émotions, il est un non sens que de vouloir raisonner en lui indiquant par exemple "qu'il faut dormir car papa et maman sont fatigués, que demain il faut se lever pour assumer la journée". Le rôle du parent va donc être celui de comprendre son enfant sans jeu de pouvoir ni rapport de force.


Le besoin de sécurité

Le besoin de sécurité est également un besoin à nourrir par le cadre éducatif stable et structuré. L'enfant a besoin de se sentir en sécurité (sécurité affective essentiellement), d'être rassuré par des règles dont ses parents sont les garants : "je comprends que tu ne veuilles pas dormir, tu restes cependant dans ton lit". L'idée est qu'il soit mis en place un cadre : celui de l'horaire, celui de rester dans sa chambre, celui de rester dans son lit etc... tout en étant empathique sur ce qu'il ressent ("je comprends").

Le sentiment de sécurité va également se développer grâce à la mise en place d'un rituel du coucher. L'enfant sait qu'à partir de tel moment, toutes les étapes qui vont suivre vont l'amener à se mettre dans son lit pour dormir. Il n'existe pas de bon ou de mauvais rituel, l'essentiel est que celui-ci soit bien compris par l'enfant, qu'il consiste en des étapes calmes, pourquoi ne pas l'établir avec lui sous forme de frise dessinée et qu'il en suive chaque jour les étapes ?

Activer ses ressources et son imaginaire pour qu'il soit rassuré :

En organisant un espace ludique qui lui permette de se rassurer face aux cauchemars (attrape rêve, Playmobil qui défendent son espace autour de son lit).

En activant ses propres ressources : l'enfant possède toutes les capacités nécessaires mais n'en a pas forcément conscience. La sophrologie est alors un outil pertinent : se calmer, créer un espace de sécurité, utiliser sa respiration calmante, se libérer de ses tensions et ses émotions sous forme de jeu et sous forme d'enregistrements audio (pré-enregistré en séance avec un thérapeute) à réécouter comme une histoire chez soi. Le calme peut être amené également par une douce musique avant de s'endormir ou même un petit massage.

L'attitude du parent

La posture du parent va jouer un grand rôle dans la réussite du coucher : Toutes les incertitudes de celui-ci seront ressenties par l'enfant : nervosité, inquiétude. Quant à la certitude du parent, elle sera captée par l’enfant et va le sécuriser. Concrètement, le parent doit se sentir serein à l'idée de coucher son enfant, être en accord avec les décisions qu'il prend et être calme, parfois cela nécessite de se faire accompagner par un professionnel.


S'adapter au rythme de l'enfant

Il est dans nos sociétés et habitudes éducatives de coucher son enfant à 20h voir 20h30. Toutefois le rythme de sommeil des enfants n’est pas toujours celui que l’on souhaite imposer. Parfois certains enfants sont très fatigués à 19h et ne dorment plus à 21h, parfois aussi certains enfants trouvent le sommeil plus tard. Chaque parent doit appréhender au mieux l'heure qui semble la plus adaptée à son enfant, parfois plus tôt, parfois plus tard. Et lorsque l'enfant ne trouve pas le sommeil, ne pas hésiter à lui proposer qu'il lise un livre sans sortir de sa chambre et qu'il le dépose lorsqu'il sent le sommeil venir. L'enfant prendra ainsi connaissance de son ressenti lorsque le sommeil vient à lui et sera plus à même de le reconnaître et de l'accueillir.


L'accompagnement thérapeutique

Il est parfois nécessaire d'être accompagné par un thérapeute pour cibler les besoins de l'enfant et l'aider à trouver ses ressources.


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